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Ma banque et moi

Une banque est un organisme qui vous accompagne tout au long de la vie d’une entreprise. Elle a plusieurs rôles :

– celui de gérer les flux monétaires de l’entreprise, entre elle et ses fournisseurs, elle et ses clients, elle et ses salariés, elle et les administrations.
– celui d’offrir toute une palette de moyens de paiements : monnaie, carte bancaire, chèque, virement, prélèvement, billets à ordre, lettre de change, Dailly…
– celui d’avancer de l’argent sous forme de prêt.
– celui de trouver des partenaires pour votre développement, entreprises, actionnaires, etc.
– celui de trouver un acquéreur pour racheter votre entreprise.

Dans tous les cas, elle vous facturera des services. A vous de négocier jusqu’à la gratuité dans certains cas, si sa rémunération sur les autres services est suffisante. Lisez bien vos contrats…

Concrètement, que pouvons-nous financer et qui finance ?

Un financement correspond à un prêt ou une avance d’argent sur un bien existant ou des revenus certains à venir. Pour une banque, seule un titre de propriété a de la valeur. Les titres de propriété reconnus sont une facture à un opérateur solvable, un titre de bien immobilier, d’un brevet, d’une entreprise, d’un contrat qui génère des revenus ou une rente.

Pour résumer, une banque avance des fonds uniquement à ce qui possède une valeur marchande facilement vendable.
On peut exclure de ce champ les stocks, toute valeur « circulante », c’est à dire dont la durée de vie dans l’entreprise doit être inférieure à un an.
Donc l’entreprise doit impérativement financer elle-même les stocks et les crédits accordés aux clients les moins solvables.

Quand une entreprise démarre, sauf cas exceptionnel, tous les frais engagés pour sa création sont exclus du champ de financement par un prêt d’argent.
Quand une entreprise se développe, elle a besoin d’argent frais pour financer ses stocks et son crédit accordé aux clients. Cet argent frais est aussi nécessaire au financement partiel des investissements.
Si l’entreprise dégage des bénéfices disponibles en trésorerie, elle pourra autofinancer son développement économique.
Si les bénéfices sont insuffisants, elle devra chercher des fonds.
Seuls les actionnaires peuvent prendre le risque de financer un projet naissant ou un projet à fort potentiel de croissance.
Si l’entreprise nécessite des fonds propres (un capital disponible) importants, le dirigeant DOIT bien choisir ses actionnaires.
Un bon actionnaire est un actionnaire qui joue son rôle : avancer de l’argent pour financer le développement de l’entreprise.
La contrepartie de ce financement sera soit une distribution des bénéfices, soit un rachat d’actions à une valeur supérieure, soit une espérance de gains futurs basés sur une rentabilité supérieure à celle proposée par d’autres acteurs.

Comme tout « mariage », dès le départ, il est nécessaire d’écrire la séparation pour éviter tout malentendu et tenir les engagements pris. Pour cela le dirigeant doit préparer et négocier avec ses actionnaires des pactes d’actionnaires ou des pactes d’associés selon la forme juridique de l’entreprise.